De 1764 à 1767, aux confins des actuels départements de la Lozère, de la Haute-Loire et du Cantal, un animal féroce et non identifié sème la terreur dans les campagnes et tue une centaine de femmes et d'enfants. Jeunes paysannes et petits bergers sont dévorés, démembrés, voire décapités.
Successivement, le capitaine de dragons Duhamel, le louvetier Denneval et le sieur Antoine (dit de Beauterne), porte-arquebuse du roi Louis XV, sont désignés pour chasser la bête.
Affûts, pièges, grandes battues, rien n'y fait. Le monstre demeure insaisissable. Le 19 juin 1767, le jeune marquis d'Apcher (ou d'Apchier) mène une chasse sur les flancs du mont Mouchet au cœur de la Margeride.
A la Saugne d'Auvers, dans les bois de la Ténazeyre, l'un des chasseurs, un vieux paysan à la réputation sulfureuse, Jean Chastel, abat un animal qui ressemble à un grand loup. Les crimes cessent, mais ce loup en était-il un ?
Sur les traces de l'abbé Pierre Pourcher, premier historien de la bête, les chercheurs de Graal ou de solution ont exploré la piste en tous sens. Bien des théories ont fleuri, souvent farfelues.
Des loups étranges venus d'ailleurs? Un animal exotique ? Un serial killer ? Un loup-garou ? Un vampire ? Une vengeance divine ou diabolique ? Une bête surgie de la préhistoire ou d'une soucoupe volante ? Percera-t-on jamais le mystère ?
C'est là que commence le roman de Philippe Mignaval.